La revue du Groupe d'études et de recherche sur les mouvements etudiants

L'UNEF, les étudiants pendant la guerre de 1939-1945 et sous l'occupation : attentismes, collaborations et résistances - Témoignages et documents

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La question juive, rapport présenté par F. Gillot, Président de l’AG d’Alger

Congrès de l’Union Nationale des Étudiants de France, Tain l’Hermitage, 18 avril 1941 (AN Aj 38 1144 - CDJC : CGQJ CXCV 76)

Texte intégral

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« Les étudiants de France, placés en face du désastre que vient d’éprouver notre pays, se doivent de rechercher les raisons profondes et les causes directes d’un effondrement sans précédent dans notre histoire.
La mainmise des juifs sur notre France leur paraît être une de ces raisons.
Cette question mérite donc d’être approfondie :
- dans le passé ;            
- à l’état présent ;           
- dans l’avenir.

L’immigration en France d’étrangers juifs a commencé depuis 150 ans. Leur émancipation fut en effet décrétée le 27 septembre 1791 par la constituante. De sujets ils devenaient citoyens et jouissaient des avances accordées à tous les français.
Mais c’est depuis la défaite de 1870 et surtout depuis la fin de la grande guerre de 1914-1918  que cette marée d'immigrants a submergé la France. En 1939 on a pu dénombrer en France près de 650.000 juifs, soulignons que cette statistique ne reprend pas les demi-juifs, ni les quart de juifs qui leur sont en tous points assimilables.
Les mœurs parlementaires ont permis par les compromissions et la démagogie électorale la montée au pouvoir de cette minorité de 2,5%.
Notre vieux pays gallo-romain, qui certes avait déjà connu bien des troubles intérieurs et bien des révolutions entre français, s’est trouvé placé dans un état de choses nouveau : une multitude qui n’avait de français ni le sang, ni la mentalité, s’est installé soit directement, soit par personnes interposées aux postes de commande. La responsabilité de la Franc-maçonnerie est, dans ce fait, écrasante.
Ne cherchant ici qu’à rappeler quelques notions acquises par tous ceux qui réfléchissent notons simplement :
- que la loi sur le divorce a été faite par le juif NAQUET ;
- que le décret qui naturalise en bloc les juifs algériens a été pris sous l'impulsion du juif Crémieux ;
- que l’assaut final aux assises morales et économiques de notre pays a été mené par le juif BLUM dans le ministère duquel se trouvaient quarante autres juifs.
Ces faits sont bien connus et la France au lendemain de sa défaite n’a pas hésité toute entière à reconnaître le mal que les juifs lui valaient.
Il appartient aux étudiants d'en signaler d'autres. Dans notre vie universitaire nous avons vu s’installer à nos côtés sur les bancs des facultés des juifs de plus en plus nombreux.
Venus des régions les plus pauvres de l’Europe, ou expulsés des pays qui en avaient assez, ces étudiants Juifs ne pouvaient en rien être considérés comme Français.

Nous entendons préciser qu’il ne s’agit nullement ici d’une querelle d’ordre religieux : ce n’est en tant qu’Israélites adhérant à la croyance hébraïque que nous les rejetons. C’est sur le terrain ethnique qu’il faut placer la question : les juifs ne sont pas Français, ils ne peuvent pas l’être et ne le deviendront jamais. Nous ne devons pas craindre de prononcer le mot de race. Le racisme n'est pas d'invention allemande mais de tous temps connu en France.

Quelques exemples pris au hasard de notre histoire suffiront à le montrer.
Charles V et Louis XII avaient fait expulser les juifs.
Napoléon a dit “ il faut considérer les juifs comme nation et non comme secte religieuse. C’est une nation dans la nation ”.
Notre susceptibilité ne doit pas être effarouchée.
En rejetant les étudiants juifs de notre sein, nous ne faisons que nous placer dans la tradition française.
Arrivés en France en prenant le masque de pauvres hères que font les juifs ? Studieux, placés au premier rang de nos amphithéâtres ils passent concours et examens. Normalement en tant qu’étrangers les étudiants juifs d’immigration récente ne peuvent présenter que leur doctorat d’université et non doctorat d’état.

En réalité, nous savons tous que, pratiquement, tous ces néo arrivés ont été en masse naturalisés ces dernières années, ils ont donc pu s’installer dans toutes les branches de notre activité nationale.
- Le Droit a été envahi, en 1938 on compte 350 avocats juifs à la cour d’appel de Paris et 20% de stagiaires
- La médecine, par le côté commercial qu’elle peut présenter, a été encore plus gravement atteinte, 15% des médecins en France sont juifs, à elle seule la région de Paris qui en compte 2,5% au début du siècle en compte aujourd’hui plus de 50%.

Pour conclure, nous dirons que ce qui s’est passé ces dernières années à propos des juifs est catastrophique.
Mal connus, ils ont été baptisés à tort étrangers ou métèques; ces termes sont vagues, faux et susceptibles de blesser l’amour propre d’étudiants venus étudier en France auprès des maîtres éminents de nos universités. Il ne s’agit pas ici d’étudiants américains, anglais, suisses, allemands, belges, italiens, etc. qui retournent ensuite dans leurs différents pays pleins d’amour, de respect pour la science française.

Il s’agit d’étudiants juifs, qui sont venus en France avec l’intention bien nette d’y rester et d’exploiter (jusqu’à merci) un pays et un peuple qui ne leur sont rien.

Un des premiers gestes du gouvernement du Maréchal Pétain a été de donner aux français une conscience nette du danger. Un statut des juifs de France a été élaboré. L’abrogation du décret Crémieux a été saluée en Afrique du nord par des cris de joie. Puis on a parlé de limiter le nombre des médecins et des avocats juifs par un numerus clausus. Tout dernièrement un Commissariat aux questions juives a été crée à la tête duquel a été placé un parlementaire courageux,  Monsieur XAVIER VALLAT ; Quels sont les résultats?

Nous n’hésitons pas à dire qu’ils sont encore peu apparents ; les juifs sont restés pour le plus grand nombre là où ils étaient :
- en zone occupée aplatis devant les autorités occupantes, leur esprit commercial a vite repris le dessus : le marché noir, qui sévit, est en grande partie organisé par eux ;
- en zone libre, les juifs se sont planqués dans les grandes villes surtout là où, en payant beaucoup, on peut bien manger, par exemple à Marseille sur 680 étudiants réfugiés il y a 350 étudiants juifs (chiffre fourni par le président de l’AG de Marseille). Indifférents aux malheurs de la patrie, ils narguent les étudiants français, espérant un retour à l’état de choses ancien et la fin du gouvernement du Maréchal.
En Algérie, je peux vous donner les précisions suivantes1 :
- Faculté des sciences : nombre total des étudiants 345, nombre de juifs, 39, proportion : 18% ;
- Faculté de droit : nombre total des étudiants 491, nombre de juifs 126, proportion : 26% ;
- Faculté des lettres : nombre total des étudiants 550, nombre de juifs, 86, proportion : 16% ;
- Faculté de médecine et de pharmacie :
- Pharmacie : nombre total des étudiants 136, nombre de juifs, 46, proportion : 33,5% ;
- Médecine : nombre total des étudiants 396, nombre de juifs, 108, proportion : 27,44% ;
- PCB (Faculté des sciences) : nombre total des étudiants 260, nombre de juifs, 93, proportion : 39,7%.

Ces chiffres énormes sont ceux d’Alger ; dans les autres facultés, sans avoir une pareille précision, on connaît la même augmentation. Cela constitue pour l’avenir un danger très grave. Insidieux, faux, les juifs sont dans ces facultés des propagateurs attitrés de tous les bobards et de tous les nouveaux “ mensonges qui nous font tant de mal ”. Il faut que cela finisse. Comment ?

Il ne s’agit nullement d’attiser la haine, ni de fomenter des pogroms. Il faut simplement considérer les juifs en France comme des étrangers à notre pays, à notre peuple, à notre sang et à notre mentalité.
Il faut donc leur donner un statut d’étranger : qu’ils soient les hôtes de notre maison dont nous entendons rester les chefs et jamais devenir les domestiques.
Les professions libérales auxquelles aboutissent nos études permettent d’avoir une grande influence sur l’esprit public. Il faut donc limiter l’accession des juifs à ces professions dans un cadre très étroit.
Pour cela il ne suffit pas de limiter l’installation des médecins ou des avocats juifs.
On n’arrête pas un fleuve à son embouchure, mais à sa source.

Il faut limiter l’entrée des juifs dans les universités françaises : d’extrême urgence, avant la fin même de cette année d’études, il faut établir le numerus clausus dans les facultés.

Voici en conséquence le vœu que nous émettons :
Vœu émis par l’association générale des étudiants d’Alger.

(Vœu adopté par le congrès de l’Union nationale des étudiants de France réuni à Grenoble le 18 avril 1941).
Le congrès de l’Union nationale des étudiants de France, réuni sous la présidence de Le Mazou.

Considérant
- que les étudiants juifs venus de plus en plus nombreux dans les facultés françaises ne peuvent en rien être
considérés comme de souche, de mentalité, ni de race française ;
- que l’apport d’un contingent aussi massif à l’entrée de l’université rend illusoires et vaines toutes  mesures
restrictives à l’installation ultérieure de ces étudiants comme membres des professions libérales ;
- qu’il convient donc d’extrême urgence d’envisager la limitation des juifs à l’entrée de l’Université ;
- qu’il est dans l’intention du gouvernement du Maréchal Pétain  de proportionner le nombre des juifs admis à
exercer ces professions à leur nombre total en France ;
- que cette proportion est de 2,5%.
Émet le vœu suivant :
1° Que d’extrême urgence, avant la fin de cette année d’études soit limité à 2,5% au grand maximum le nombre de juifs pouvant s’inscrire dans les facultés françaises. Ce chiffre de 2,5% étant limitatif pour chaque discipline ;
2° Que pour ceux déjà inscrits cette même proportion de 2,5% soit appliquée aux juifs se présentant aux examens, et ce dès la présente années scolaire 1940-1941 ;
3° Qu’un représentant de l’union nationale des étudiants de France soit en contact permanent avec le haut commissariat aux questions juives. »

Notes de bas de page numériques :

1 Suit une liste détaillée matière par matière, nous nous en tenons aux grandes lignes. NDLR.

Pour citer cet article :

« La question juive, rapport présenté par F. Gillot, Président de l’AG d’Alger », Les cahiers du GERME, n°25, juin 2005, [en ligne].
Disponible sur : http://www.cahiersdugerme.info/index.php?id=165, [consulté le 09-09-2010].

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ISSN (imprimé) : 1277-247X
ISSN (électronique) : 1776-0909